Dormir trop ou pas assez : un impact réel sur le cœur et l’espérance de vie
Le sommeil est souvent considéré comme une simple période de repos. Pourtant, une vaste étude internationale publiée dans European Heart Journal* montre qu’il joue un rôle déterminant dans notre santé cardiovasculaire et notre longévité. L’un des messages clés est clair : la durée du sommeil compte autant que sa qualité.
Une étude mondiale de grande ampleur
Les chercheurs se sont appuyés sur les données de plus de 116 000 personnes âgées de 35 à 70 ans, issues de 21 pays répartis sur tous les continents. Les participants ont été suivis pendant près de 8 ans, afin d’étudier le lien entre leur durée de sommeil quotidienne (sommeil nocturne + siestes) et le risque de décès ou d’événements cardiovasculaires majeurs comme l’infarctus ou l’AVC.
Les résultats montrent une relation dite en « J » entre sommeil et santé :
- Dormir trop peu (moins de 6 heures par nuit) est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire, même si cet effet reste modéré.
- Dormir trop longtemps (plus de 8 heures par nuit) est en revanche clairement associé à un risque accru de décès et de maladies cardiovasculaires.
La durée la plus protectrice se situe entre 6 et 8 heures de sommeil total par nuit, où le risque est le plus bas.
Contrairement à une idée reçue, dormir plus n’est pas forcément mieux. Les personnes dormant plus de 9 ou 10 heures par nuit présentent un risque significativement plus élevé de problèmes cardiaques et de mortalité. Ce sommeil excessif pourrait être le symptôme précoce de problèmes de santé sous‑jacents, encore silencieux.
Et les siestes dans tout ça ?
La sieste, souvent perçue comme bénéfique, montre des résultats contrastés :
- Chez les personnes dormant moins de 6 heures la nuit, la sieste peut avoir un effet compensateur et réduire partiellement les risques.
- En revanche, chez celles qui dorment suffisamment la nuit, les siestes sont associées à une augmentation du risque cardiovasculaire et de mortalité.
Autrement dit, la sieste n’est pas dangereuse en soi, mais son impact dépend fortement du temps de sommeil nocturne.
Cette étude souligne l’importance d’intégrer le sommeil comme un véritable indicateur de santé, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique. Être attentif à un besoin de sommeil excessif ou à des habitudes de siestes prolongées peut aider à repérer plus tôt des fragilités cardiovasculaires.
Est-ce que les soins endermologie peuvent aider les patients concernés par l’insomnie ?
Dormir peu ou mal augmente les niveaux de cortisol, l’hormone du stress, ce qui amplifie l’insomnie. Le manque de sommeil devient alors un facteur de stress à part entière. Les troubles du sommeil et le stress entretiennent une relation étroite et bidirectionnelle.
Un protocole nommé « Vitalité Stress Sommeil » a été développé par LPG et évalué scientifiquement. Les résultats inédits montrent des améliorations significatives sur le sommeil et le stress après 10 séances :
- Insomnie – 54%
- Variabilité de la Fréquence Cardiaque +76.6% (VFC= marqueur de bonne santé)
- Cortisol salivaire -44% (-19% dès la première séance)
- Stress/anxiété – 50%
- Douleurs musculaires – 69%
En résumé
Le juste équilibre pour le cœur est de dormir 6 à 8 heures de sommeil par nuit. Trop dormir n’est pas anodin. Dormir moins de 6 heures ou plus de 8 heures conduit à un risque accru à long terme. La sieste est bénéfique seulement en cas de manque de sommeil nocturne. Prendre soin de son sommeil, c’est aussi prendre soin de son cœur. Les principales interventions thérapeutiques contre l'insomnie sont la thérapie cognitivo-comportementale et le traitement pharmacologique. Bien que suffisants pour la majorité des patients, environ 40 % ne répondent pas à ces traitements standards. Il existe un besoin de thérapies supplémentaires pour l’insomnie.
Dans la prise en charge globale de l’insomnie, le protocole LPG -Vitalité Stress Sommeil- évalué scientifiquement peut être recommandé.
Source
Association of estimated sleep duration and naps with mortality and cardiovascular events: a study of 116 632 people from 21 countries. Wang C et al. Eur Heart J. 2019 May 21;40(20):1620-1629.