Une enquête sur les conditions de vie cinq ans après un diagnostic de cancer a été réalisée par l’Institut National du Cancer (INCa), auprès de personnes vivant en France métropolitaine, ayant eu un diagnostic de cancer.

Elle a donné lieu à un rapport de 364 pages publié en juin 2018. Le INCa est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie de l’État chargée de coordonner les actions de lutte contre le cancer.

Une des 3 parties abordent notamment l’état de santé avec des chapitres sur les troubles, les dysfonctionnements et les séquelles physiques, la santé physique et mentale, la fatigue, les douleurs récentes et leur traitement.

De ces chapitres riches en informations, nous retiendrons principalement celles concernant le cancer du sein.

 Troubles, dysfonctionnements et séquelles physiques 

Près des deux tiers des répondants (63,5 %, tous cancers confondus) déclarent avoir conservé des séquelles de leur maladie. La douleur et la fatigue sont les deux principaux troubles spontanément cités par les répondants comme responsables cinq ans après le diagnostic d’une gêne dans leur vie quotidienne avec 26,4 % présentant une situation de dépendance de légère à sévère (fatigue, alitement intermittent ou alitement permanent).

La pleine connaissance des difficultés auxquelles sont confrontées à moyen et long terme les personnes atteintes d’un cancer est indispensable à l’élaboration des stratégies de suivi susceptibles de répondre aux besoins, notamment en matière de bien-être physique.

Parmi la liste des séquelles physiques spontanément déclarées par les personnes atteintes d’un cancer, les modifications de l’image du corps, douleur et fatigue sont le plus souvent citées :

  • Les modifications de l’image du corps,
  • Les douleurs modérées à sévères,
  • La fatigue chronique,

Le lymphœdème des membres et les troubles cognitifs, comme des troubles de la mémoire ou de la concentration, représentent chacun 2.9% des personnes interrogées.

Parmi les troubles spécifiques, les personnes atteintes d’un cancer du sein se plaignent des membres supérieurs (douleurs, bras enflés, difficulté à lever le bras) que ce soit au niveau de leur bras dominant (le bras droit d’une personne droitière ou le bras gauche d’une personne gauchère) ou de leur bras dominé.

Tableau-cancer-sein-douleurs

La majorité des femmes atteintes d’un cancer du sein ressentent souvent des douleurs articulaires ou osseuses (55%), des jambes lourdes (40.1%) ou des douleurs musculaires (38.8%).

On peut noter que ces troubles sont également souvent ressentis par les femmes atteintes d’un cancer de l’utérus, respectivement 51.4%, 41.9% et 33.6%.

Par ailleurs, les femmes atteintes d’un cancer du sein sont davantage touchées par les problèmes cardiaques ou d’hypertension par rapport à l’ensemble des autres localisations (27.1% et 34.8% respectivement).

Douleurs-femme-couchee-medical

 Santé physique et fatigue 

Sur l’ensemble de la population de patients atteints d’un cancer, près de la moitié a une qualité de vie dégradée (44,4 %), les femmes plus souvent que les hommes.

On observe également de grandes différences par localisation avec 50.9% de patients avec une qualité de vie dégradée pour le cancer du sein.

Le cancer du sein reste la localisation la plus impactée par la maladie en termes de qualité de vie physique, avec cependant une baisse de la dégradation entre 2 et 5 ans.

Près d’une personne sur deux (48,7 %) rapporte une fatigue cliniquement significative 5 ans après le diagnostic de sa maladie. Les femmes présentent des niveaux cliniquement élevés de fatigue bien plus fréquemment que les hommes, puisqu’elles sont près de 6 femmes sur 10. Le cancer du sein représente une des localisations pour lesquelles la fatigue est la plus fréquente (57,2%). Celle-ci ne varie pas significativement entre 2 et 5 ans.

L’accompagnement des patients y compris après la fin des traitements est essentiel afin de favoriser la gestion de la fatigue sur le long terme.

En ce sens, des programmes d’éducation thérapeutique ont pu être mis en place et pourraient être développés davantage notamment pour les cancers du sein.

En terme d’accompagnement social et de manière très marquée, les femmes atteintes d’un cancer du sein rapportent davantage de contacts ne seraient-ce qu’occasionnels (de temps en temps) avec des associations de patients.

 Malgré tout cela, Il y’a de très bonnes nouvelles : Rôle du Kinésithérapeute 

S’il est une discipline qui sait tout particulièrement bien accompagner les malades atteints de cancer, durant leur prise en charge médicale et après, c’est bien la kinésithérapie. Comme le souligne l’Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes, elle prend sa place au sein des "soins de support", un terme issu de l’anglais "supportive care".

Le kinésithérapeute intervient à toutes les étapes du cancer, autour de la chirurgie, pendant et après la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hormonothérapie afin de :

  • Contribuer à la cicatrisation
  • Lutter contre la douleur et les raideurs articulaires
  • Diminuer la fatigue
  • Permettre au malade de conserver sa force physique et sa mobilité
  • Ramener progressivement le patient vers ses activités quotidiennes et vers l’activité physique
  • Limiter la gêne fonctionnelle et les barrages circulatoires éventuels

La kinésithérapie permet aussi une écoute et un soutien moral.

En France, il existe un réseau national de kinésithérapeutes formés pour la prise en charge des femmes opérées du sein présidé par Dorothée DELECOUR, kinésithérapeute libérale à Bordeaux.

« J’ai décidé de me consacrer quasi exclusivement aux femmes atteintes de cancer du sein depuis de nombreuses années, et de faire connaître notre spécificité dont les femmes ont tant besoin pendant leur combat contre la maladie. »

L’association compte à ce jour environ 600 kinés.

LPG un acteur incontournable !

LPG® s’engage depuis de nombreuses années auprès des professionnels de santé et développe des protocoles de soins spécifiques de prise en charge pré et post cancer du sein pour accompagner les patientes à chaque étape de leur rééducation. LPG® soutient le réseau RKS mais également des associations dédiées à la reconstruction physique et émotionnelle qui est essentielle pour retrouver une féminité et une vie active.

Depuis plus de 35 ans, le groupe LPG® développe des dispositifs médicaux pour traiter de manière naturelle et non agressive le tissu conjonctif à des fins thérapeutiques et esthétiques mais aussi des dispositifs de rééducation par le mouvement pour renforcer les muscles, améliorer l’équilibre et la coordination.

Epaulé par un comité scientifique de recherche (Co.S.I.Re) au sein duquel un groupe de travail est dédié à la Sénologie, le groupe LPG® s’investit quotidiennement aux côtés des kinésithérapeutes pour le mieux-être des femmes touchées par le cancer du sein.

En effet, les appareils professionnels : CELLU M6® et HUBER 360® disposent de protocoles de soins dédiés à cette prise en charge et une formation spécialiste a été développée pour aider les masseurs-kinésithérapeutes à mieux prendre en charge leurs patientes atteintes d’un cancer du sein. Des technologies qui prolongent la main du masseur-kinésithérapeute pour faciliter un retour plus rapide à la vie active.

Un site dédié au cancer du sein à destination des femmes touchées par cette maladie ainsi qu’aux professionnels a été développé par LPG®.

Il s’agit d’un portail d’informations et d’échanges.

www.monkinevoitrose.fr

Sources 

« La vie cinq ans après un diagnostic de cancer », INCa, juin 2018. La vie cinq ans après un diagnostic de cancer - Rapport - Ref : ETUDVIEK518 (e-cancer.fr)

https://www.ordremk.fr/actualites/patients/la-kinesitherapie-un-soin-de-support-essentiel-pour-les-malades-atteints-de-cancer/ 

https://www.reseaudeskinesdusein.fr/ 

https://www.monkinevoitrose.fr

https://blog.lpgmedical.com/fr/collaboration-senologie-cosire

https://www.lpgmedical.com/fr/reunion-cosire-senologie-du-22-septembre-un-evenement-sans-precedent/?gclid=EAIaIQobChMI0ZuT4vKr9QIVEo1oCR2lcQgYEAAYASAAEgL57_D_BwE

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