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Sabrina Fajau, alias @sabsanté, nous partage ses précieux conseils pour bien communiquer sur les réseaux sociaux. 

Sab santé (1)

 

Comprendre les règles déontologiques des kinés sur les réseaux sociaux

La communication d’un kinésithérapeute sur les réseaux sociaux est autorisée, mais elle doit rester loyale, honnête et non commerciale. Elle sert à informer, à éduquer en santé et à valoriser la profession, jamais à vendre un acte ni à se présenter comme « meilleur » que les autres.

La base juridique se trouve dans le Code de la santé publique (article R.4127‑19 et suivants) et dans les recommandations de l’Ordre des masseurs‑kinésithérapeutes. L’Ordre rappelle que le kiné a une liberté de communication, à condition de respecter la déontologie : pas de publicité, pas de comparaison avec d’autres professionnels, pas de promesse de résultats. Concrètement, vous pouvez expliquer votre travail, vos domaines de compétence, vos prises en charge, mais sans slogans commerciaux ni formulaires d’« offres limitées ».

Dans ce cadre, parler des soins endermologie® sur vos réseaux est parfaitement possible, à condition de le faire comme un soin de masso‑kinésithérapie ou un soin hors nomenclature clairement identifié. Sur un site internet, vous pouvez par exemple décrire vos prestations de façon factuelle et structurée. Sur les réseaux, le même principe s’applique : vous présentez l’outil, la démarche de soin, les objectifs (douleur, mobilité, cicatrices, œdèmes…), sans promesse absolue.

L’Ordre insiste aussi sur l’identification claire du professionnel. Sur vos profils publics (Instagram, Facebook, TikTok), faites apparaître votre nom, prénom, qualité de masseur‑kinésithérapeute et lieu d’exercice. Vous pouvez renvoyer vers votre site internet professionnel, par exemple vers une page dédiée comme Trouver un centre équipé de technologies LPG®, mais en gardant un ton informatif. L’objectif est que le patient puisse vérifier facilement que vous êtes bien diplômé et inscrit au tableau de l’Ordre.

Autre point clé : la communication en santé ne doit pas être faite comme un commerce. Vous n’avez pas le droit de payer pour apparaître en tête des résultats (Google Ads, publicités Meta pour votre cabinet, référencement payant sur les plateformes de rendez‑vous, etc.). En revanche, rien n’interdit de soigner votre présence : fiche Google Business complète, site internet bien renseigné, contenus pédagogiques réguliers. Là encore, vous pouvez intégrer les soins endermologie® ou HUBER 360®  en expliquant où et pourquoi vous les utilisez.

Enfin, tout ce que vous publiez est public : vos stories, vos vidéos et vos textes peuvent être vus par des milliers de personnes, partagés, sortis de leur contexte. Adoptez la même exigence que dans votre cabinet : propos mesurés, fondés sur les dernières données de la science et votre expertise clinique, respect des confrères et des autres professions de santé.

Comment parler des soins endermologie®  sur Instagram, Facebook ou TikTok

Pour un kinésithérapeute, les réseaux sociaux sont un outil puissant pour expliquer ses prises en charge, y compris avec LPG®, tant que le discours reste scientifique, nuancé et conforme à l’EBP. 

Voici les 5 principaux conseils de @sabsanté :

  1. Sur Instagram ou Facebook, commencez par clarifier à qui vous parlez et où vous exercez. Par exemple : « Masseur‑kinésithérapeute à Toulouse, prise en charge des cicatrices et du lymphœdème avec les soins endermologie® ». Dans votre bio, insérez un lien vers une page structurée de votre site, par exemple « Les soins endermologie® : cicatrices et œdèmes », qui elle‑même peut renvoyer vers la documentation détaillée sur endermologie® médicale pour le lymphœdème. Cette architecture de liens rassure le patient et montre que votre discours s’appuie sur un cadre médical clair.

  2. Dans vos posts, privilégiez les formats pédagogiques : carrousels « 3 idées reçues sur le lymphœdème », « 5 points clés sur les cicatrices post‑chirurgie », « Pourquoi la cellulite donne cet aspect capitonné ? ». Quand vous évoquez les soins endermologie®, décrivez le mécanisme (stimulation mécanique des tissus, action sur la microcirculation, sur la fibrose, etc.), le type de patients concernés et la place du traitement dans le parcours de soin.

  3. Les avant/après sont à manier avec une extrême prudence. Juridiquement, ils peuvent être assimilés à une technique commerciale interdite. Une alternative plus déontologique est de présenter des cas cliniques anonymisés : contexte (post‑cancer du sein, cicatrices chirurgicales, œdèmes chroniques), objectifs définis avec le patient, approche globale (exercices, conseils), ressentis du patient sur la fonction « Je me sens plus à l’aise dans mon corps au quotidien », plutôt que sur l’esthétique pure. Le visuel peut se concentrer sur des schémas, des photos de l’appareil ou des infographies.

  4. Pensez aussi à la localisation : pour un kiné de terrain, il est plus utile d’être vu par 500 personnes autour du cabinet que par 50 000 à l’autre bout du monde. Utilisez systématiquement la ville du cabinet et des hashtags pertinents (#kineToulouse, #lymphoedeme, #cicatrice, #endermologieLPG). Les réseaux sociaux fonctionnent de plus en plus comme des moteurs de recherche : un patient peut très bien taper « kiné périnée Lyon endermologie LPG » directement dans Instagram. Si vos posts sont localisés et bien balisés, vous augmentez vos chances d’être trouvé, sans recourir à la publicité payante.

  5. Sur TikTok, où le format est très court, restez encore plus prudent. Évitez les messages trop simplistes du type « 10 minutes d’endermologie® = 10 ans de cellulite en moins ». Préférez des vidéos courtes qui renvoient systématiquement vers un contenu plus détaillé (article de blog, page informative de type endermologie® médicale corps). En description, rappelez toujours que chaque prise en charge est individualisée, fondée sur un bilan et qu’aucun résultat n’est garanti.

Enfin, n’oubliez pas qu’en tant que kiné, vous n’êtes pas seulement soignant : dès que vous produisez du contenu régulier, vous devenez aussi, de fait, un créateur de contenu soumis à la loi sur l’influence commerciale. Si une marque vous offre un produit (appareil de massage, électrostimulation, accessoire complémentaire), il faut mentionner clairement « produit offert » ou « collaboration commerciale » dans la publication, sous peine de sanctions par la DGCCRF.

Sécurisez vos contenus : patients, enfants, produits et partenariats

La protection des patients et du public est au cœur de la communication du kiné sur les réseaux sociaux. L’Ordre rappelle plusieurs principes : respect absolu du secret professionnel, anonymat des patients, pas de témoignages orientés ni de comparaisons entre confrères. Avec des technologies visibles comme LPG®, la tentation est grande de filmer les séances ; c’est possible seulement dans un cadre strict.

  1. Premier principe : ne jamais publier l’image d’un patient reconnaissable sans consentement écrit, libre et éclairé. Et même avec ce consentement, évitez tout élément d’identification (visage, tatouages, détails personnels). Un floutage approximatif n’est pas suffisant : l’idéal est de cadrer sur les zones anatomiques pertinentes, l’appareil, la gestuelle, plutôt que sur la personne. Pour les enfants, la prudence doit être maximale : privilégiez les dessins, les poupées pédagogiques ou les vidéos explicatives sans enfant réel. Les contenus anodins, comme un bébé en couche pendant une séance, peuvent être détournés sur des plateformes criminelles, il est de votre responsabilité de ne pas les produire.

  2. Deuxième principe : restez dans le périmètre de vos compétences légales. Vous pouvez expliquer que les soins endermologie® font partie de votre arsenal en pré‑ et post‑opératoire, dans la prise en charge de certaines cicatrices ou œdèmes. En revanche, vous ne pouvez pas affirmer qu’un protocole remplace un traitement médical, qu’il guérit une maladie ou qu’il permet d’éviter une chirurgie. Si vous abordez des sujets comme la micronutrition, la supplémentation ou des dispositifs qui sortent du champ de la kinésithérapie, soyez particulièrement prudents et renvoyez vers le médecin prescripteur.

  3. Troisième principe : aucune santé‑pub ne doit ressembler à de la publicité. Vous ne pouvez pas payer pour booster une publication qui met en avant vos séances de soins endermologie® comme un « produit ». En revanche, vous pouvez publier des contenus pédagogiques sur l’activité physique, la douleur, la cicatrisation, dans lesquels les soins endermologie® apparaissent comme un outil parmi d’autres. L’important est que le patient comprenne qu’il paie pour un bilan, un suivi, une expertise, pas pour une promesse commerciale. Sur votre site ou votre blog, les articles type « Comment les soins endermologie® s’intègrent dans la prise en charge du lymphœdème » ou « Cicatrices : pourquoi la stimulation mécanique des tissus peut aider » sont parfaitement légitimes.

Enfin, si vous acceptez des partenariats (appareils complémentaires, textiles compressifs, etc.), appliquez la loi sur l’influence : mention visible de la collaboration, transparence sur le fait que le produit a été offert ou rémunéré, explication honnête des bénéfices mais aussi des limites. Ne recommandez jamais publiquement un produit que vous n’utiliseriez pas vous‑même en cabinet, et refusez ceux qui contredisent la prévention en santé (alcool, tabac, jeux d’argent, régimes extrêmes…). En cas de doute, appuyez‑vous sur les ressources officielles de l’Ordre des MKDE et sur les pages d’information médicales de LPG® pour sécuriser votre discours.

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