Les masseurs-kinésithérapeutes confrontés à l’épuisement professionnel, comme les autres praticiens, peuvent être amenés à faire des erreurs, et ceci avec des conséquences pouvant  parfois être graves pour leur propre santé  !

Si les manifestations du surmenage peuvent être variées, il est important que les masseurs-kinésithérapeutes en soient informés dans un souci de prévention. Ils peuvent y être confrontés tout comme les patients qu’ils soignent tout au long de l’année. 

Qu'est-ce que le burn-out chez les masseurs kinésithérapeutes ? 

Le burn-out, ce fameux syndrome d’épuisement professionnel, peut se traduire de manières différentes chez  le masseur-kinésithérapeute.  Ces symptômes peuvent être classifiés en 3 groupes : symptômes physiques, psychiques et comportementaux.

 

Comment  reconnaître  les  symptômes  du  burnout ? 

La première manifestation importante du burn-out est la fatigue. On est exténué, à bout,  et on a le sentiment d’avoir de moins en moins d’énergie. Le surmenage cérébral quotidien conduit inévitablement à l’épuisement physique et psychique, d’où l’absence d’énergie ressentie. L’insomnie figure aussi parmi les symptômes du burn-out. S’inquiéter  en permanence pour faire évoluer son exercice au cabinet, ou s’efforcer  de rendre la situation plus agréable, peut amener au cercle vicieux du stress et de l’épuisement. On note également des risques de migraines et de troubles musculo-squelettiques liés à la tension permanente parmi les maux physiques. En outre, des problèmes digestifs, d’inappétence ou une baisse immunitaire sont à ajouter au tableau des symptômes physiques. 

 

Quels sont les risques du burnout pour les masseurs-kinésithérapeutes ?

Sur le plan psychique, des mois de surmenage face à une quantité ingérable de patients à soulager peuvent évidemment avoir des conséquences néfastes ! La fatigue peut devenir chronique et faire entrer les masseurs-kinésithérapeutes dans la quadrature du cercle :  Troubles de concentration, pression permanente, troubles de la mémoire conduisent le soignant à douter de ses capacités et à perdre confiance en lui, parfois jusqu’à la dépression. 

 

L’anxiété et la fatigue étant, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent alors développer des troubles comportementaux. Le risque d’erreur est alors plus élevé, risque qui peut amener à devenir dépendant à certaines substances pour maintenir une concentration et une qualité de soins. Des formes extrêmes de dépendances sont alors éventuellement possibles et peuvent occasionner un isolement social qui conduisent parfois à l’arrêt de travail.

 

Avec une demande toujours plus forte de soins de qualité et d’exigences des patients, la pression exercée sur les soignants tels que  les masseurs-kinésithérapeutes est grandissante. Il est indispensable que ceux-ci soient alertés sur le risque d’épuisement et sur les solutions existantes pour faire évoluer leur exercice et préserver leur qualité de vie.

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